Un jour pendant une exposition une femme me dit:

_il y a rien dans vos toiles ça n’exprime rien c’est vide.

_Je lui ai dis regardez dehors vous voyez quoi ? elle me dit il y a la nature les arbres l’eau tout, il y a tout.

_Regardez le ciel vous voyez quoi?

_Ben des nuages.

_et quand il n’y a plus de nuage ?

_Ben il y a rien ,

_Et bien je peins ça …

_Je comprend pas ?

_Je peins cet espace qui est autour de nous …

 


“La création pure est exigeante. C’est la seule a remettre en cause la totalité des certitudes ,qui à chaque plongée en profondeur crève ces bulles d illusions …”


 

Pour vous faire partager la petite histoire…

il y a quelques années, j’exposais à Ambialet dans le tarn à côté d’autres artistes à la chapelle saint gilles. Je portais trois grands tableaux abstrait qui représentait pour moi ,un gros et très long travail qui m’avait plongé au plus profond de la matière. Christiane Maurand responsable des expositions m’a accueilli les bras grands ouvert avec une grande bienveillance . Christiane et son mari Georges on été à l’origine de la rénovation (dans les années soixante dix ) de cette chapelle ou les arbres avaient poussé à l’intérieur. Donc j’ai plongé dans ses grands yeux bleu et j’ai compris le sens qui les portaient. Quand j’ai déposer ces toiles, elle m’a dit Nicolas votre peinture s’ouvre en grand je vous réserve l’exposition dans trois ans d’ici là vous allez voir ce qui va suivre . Dans nos échanges de mails après cette expo , je lui ai dis à bientôt . Elle m’a dit Nicolas on ne se reverra pas, je suis malade, je ne serai plus là dans les prochaines semaine.  Suite à cette annonce, nous avons beaucoup échangés, de mail sur l’art la beauté des choses, la vie, les gens, le sens que nous donnons aux choses, l’engagement, elle me parlait avec une grande sérénité, elle considérai que elle avait fait ce quelle devait dans sa vie, comme elle pouvait. En retournant à Saint Gilles pour accrocher les tableaux avant le vernissage. J’ai fermé l’église et je regardai mes 70 pièces exposées, j’avais une grande reconnaissance de la confiance quelle avait placé en moi .ce soir au bout de presque 3 semaines d’exposition, j’ai avec toutes les rencontres , les discutions , toutes ces toiles qui sont parties bien au delà de mes espérance, j’ai fermé l’église mais je suis resté à l’intérieur quelques instant de plus, parce que je savait que la fin de l’expo arrivait et que je prenais conscience de tout cela. ce soir encore j’ai un immense amour pour ce quelle m’a donner. Je me suis dis oui , il y a des gens qui portent les autres , qui vous porte juste pour le plaisir de vous élever.  Christianne je vous porte en moi pour toujours et je ferai mon possible pour œuvrer dans ce sens à mon tour, elles seront mes armes . Comme vous aviez l’habitude de dire, nous sommes les petits maillons d’une très,  très longue chaine.

éternelle amitiés Bonnafous Nicolas.

 


 

la meilleure partie de soi.

Si (dieu) n’était pas un homme, mais la meilleure partie de nous. (Imaginez) Si le mot dieu n’avait jamais existé ni sa définition, ni son visage. mais si cela était une partie profonde en nous qui nous relie au monde extérieur. Une partie ouverte (sans peurs), ou l’on existe sans entraves, ni diktats. Un lieu où une communication directe avec le monde accueille les transformations, comme tournent les planètes se léve et se couche le soleil. Où les êtres ne se dominent plus pour combler chacun ses manquements personnels , mais se complètent dans l’intimité de leurs existences, un soutient spontané comme un puzzle ou les pièces viennent trouver leurs places.

Chacun, chacune à sa place, dans sa spécificité, la meilleure partie de soi.

Extrait ” la meilleure partie de soi ”


 

“L’abstraction, c est ne plus définir, c ‘est décloisonner, se détacher, c’ est rendre tout et un , c’est un acte politique éthérique sans confrontation ni lutte, mais juste une transformation du monde de la matière  jusqu’à son unité … ”

 


 

La peinture, un acte sacré au source intime de la création le souffle de l’origine .

Au premier abord le trait virevolte , se croise et s’entrecroise pour finir dans une extrême finesse et disparait ,pour certain un simple gribouillis d’enfant …

Un après midi d’été au bord de la rivière du tarn j’observais de grands saule pleureurs, deux précisément séparé de 5 à 6 mètres .
Le vent les balançaient de gauche a droite en rythme lent et coordonné une vrai respiration ,seul l’extrémité de leurs branches entraient en contact. L’eau coulait lentement à leur pied et le soleil rouge tombait dans la fin d’après midi dans des nuées d’insectes .

C’est dans cette unité parfaite que je commençai à dessiner pour la première fois le trait ,le mouvement sourd et profond, déconstruit emporté par cette beauté, puis les yeux fermé un saule puis l’autre sans lever le crayon plusieurs aller retour et puis l’herbe et le vent et là je dessinais tout, le dialogue qui flottait devant moi et en moi .

Le trait ou mouvement qui apparait aujourd’hui dans de nombreuses de mes créations, est une célébration de cette vie qui nous entoure. De ce superbe dialogue nait un mouvement fin et totalement libre . Mais d’un subtil équilibre flottant donnera une chose à voir mystérieuse portant le mouvement du monde, le mouvement  de la vie.

 


 

Si le rôle d’un artiste, c’est d’ouvrir la porte d’autres mondes. Alors je vais l’ouvrir en grand sur celui que porte mon Âme, ne t’attend pas à de la décoration pariétale, mais à des perspectives qu’aucuns murs ne retiennent sur les cartes du ciel.
D’ailleurs nos maisons n’enferment que du vide, alors what else ?

 


 

Quand on entrouvre la porte et que l’on sent le vent on ne peut plus jamais la refermer.

la plus belle rencontre de ma vie a part ma femme c un vieux monsieur un peintre presque aveugle qui ma littéralement retourné par son travail et le jugement sur mes peintures” vidange surréaliste ” quand j’ai apporté mes toiles il m’a dit tu veut faire du beau et puis tu vernis beaucoup pour que cela brille tu veut être apprécié le grand peintre reconnue etc… tes toiles si tu les ponces tu pourra y retravailler dessus et puis le pigment il ne vibre pas tu n’exprime pas ce que tu est profondément tu comprendra tes toile dans 10 ou 15 ans (comment pouvait-il savoir qui j’ était je ne le savait pas moi même ) arrête de peindre pendant 6 mois défait toi de tes habitudes ne cherche pas de stabilité sur la toile prend des risques fait des toutes petites choses avec de la terre que tu frotte sur du papier avec des crayons de l’herbe sort du magasin de peinture fabrique tes outils fait émaner quelques chose (toujours sans rien définir ) sans dogme je suis ressorti de là ,bouleversé par la justesse de ses propos qui avait un échos énorme . j’ai rien fait pendant 2 mois ,perdu ,puis fait un pissenlits au crayon a peine frotté avec les parachutes qui se décroche les yeux presque fermé puis j’ai broyé des terres des pierres en affinant tu prends conscience de la plus petite partie des choses et d’un coup des plus grandes et puis j’ai compris “fait vibrer le pigment ” ou il m’ expliquai là entre ces deux couleur ou zones sur la toile il ne se passe rien ! je ne comprenais pas et la d’un coup je voyais plus fin pas avec les yeux mais tout le corps plus de limite d’épiderme et la a partir de ce jour je peint cette chose cette chose qui nous compose nous traverse nous unis après tu ne peut plus peindre autre chose…

affectueusement Nicolas . vivez …


 

“Ce qui me fascine , c est l ‘idée immatérielle qui naît dans l’esprit , prend une forme matérielle sur la toile pour circuler et créer dans un autre esprit cette chose immatérielle .c ça qui m intéresse ce mouvement , le tableau en soit reste secondaire ”

 


 

N’oublie jamais ,que les fleurs de nos vies,
ont poussées sur le compost de nos échecs.

 


Oui c’est une communion mystique avec son oeuvre, pleine à la face du monde .comme une maitresse, qui silencieuse te love et te porte au cieux sur la terre .


 

“Parfois la peinture c est comme une envie de pisser ,tu peux plus te retenir ça sort sort sort…”


 

“Feuille soleil rouge et âme du monde ”

«Revenir sur un sujet c l approfondir, c avoir le sentiment de ne pas en avoir eu assez ,c est suivre un fil qui se déroule sans le vouloir. certain l appellent l instinct, le destin ,ou peut être écouter la vie qui s exprime comme l eau coule …»

 


 

“Souvent c’est quand l’artiste meurt que l’on se penche sérieusement sur son œuvre ,comme si il le message d’un coup portait un sens caché .Préfère t -on le mystère a la réalité ? , alors que la réalité porte le plus grand mystère … ”

 


 

Ils avaient perdu le lien primitif qui les unis au choses ,à toutes les choses vivantes .ils parlaient trop,ils pensaient trop, ils mangeaient trop. Ils cherchaient ailleurs la joie, la sécurité ,l’apaisement. On avait créée entre eux le problème et la solution ,la laideur pour la beauté ,la peur pour la sécurité,la dualité partout…
la dualité amène le jugement ,le jugement la comparaison ,la comparaison, le manque et le discernement …

 


 

Et la vie apparait ,putain après tant de nuit ,tant de gouffre , l art est vraimment ,une ouverture en grand du monde sensible nous ne décidons rien , nous pensons faire des choix , abandonnons nous a nous même …

 


 

«Je pense que par contraste à l art numérique à la vidéo au mouvement toujours évolutif .la peinture statique abstraite , gardera un mystère retenu ,comme les sculptures brutes silencieuses du paléolithique ou les pierres levées de  Stonehenge , intemporel …
Ce que je m applique à retrouver dans mon travail .»

 


 

« L’ abstraction primitive , le geste pur et instinctif de déconstruction au source du chaos, rejaillit avec une telle force aujourd’hui, qu’il ballait violemment, les limites de nos sociétés moderne. D’une telle présence en opposition a une société de contrôle de maîtrise qui étouffe et conditionne. Le présent explosif contenu dans l’œuvre, le lyrisme débordant hors du cadre et des consciences ramène au primitivisme de chaque individu ou chaque secondes est un renouvellent, un mouvement ,à chaque instant, une direction différente peut être prise ,à chaque instant ,chaque instant… Le commencement et la fin dans chaque respiration … «

 


 

Il y a quelques années pendant une de mes exposition personnelle je rencontrais Chuck Olson artiste et professeur d’art américain, il vient en résidence l’été à Ambialet dans le Tarn.

Il me parlait en art des notes de musiques que l’on ne joue pas, des silences qui existent entre deux notes et délivrent une profondeur, un rythme et des nuances.

Une métaphore pour parler des choses qui émanent de nous, de notre peinture nos écritures, et simplement de nous, nos comportements sans en avoir conscience.

Cette phrase résonne depuis en moi. Je pense aujourd ‘hui que nos silences expriment plus que nos paroles comme le vide d’un tableau donne de la présence au “sujet” à la matière.

Comme le vent dans les herbes ou les arbres sont les mouvements de l’univers, une mère qui embrasse son enfant, un peintre qui caresse la toile, l’eau du ruisseau qui coule en silence.

Je tenais à te remercier pour cette simple phrase.

Amitiés Nicolas.

 


 

L’artiste abstrait ,dans sa recherche du mystère traverse diverses expériences.
Il y à La déconstruction, le néant et le rejet pour certain, et la quête d’ absolue pour d’autres  .la confrontation du monde extérieur, des affaires sociétales et l’ intimité de la création dans une silencieuse introspection ou le lent chemin se fait seul , une vie entière ou parfois le néant est trop lourd je pense au suicide de mark rothko. il y a dans cette étape liée au travail de la matière une approche du monde sensible qui s exprime à mon sens en deux parties .
Le dialogue verbal intellect avec des mots qui ouvre une compréhension de l’ acte de création qui s affine au fils des travaux .
Et la partie sensible qui est sensations, toutes les deux parties peuvent être illusions,une illusion certes agréable qui donne du sens à la vie et à l’œuvre mais qui peut être simple construction mentale .
c’est dans la sensibilité que les choses se libèrent. Quand la parole cesse quand l’agitation cesse, quand nous cessons d’avoir la conscience d’exister l’abandon total au monde, que le monde du sensible cesse et s ‘ouvre le monde le monde tel qu’il est ni bon ni mauvais ,il est …
dans cet état le corps n’est plus limité ,l’esprit totalement libre de créer ,la main et le crayon monte dans le ciel, la main est le ciel,  guide le vas et vient du léger vent caressant la feuille et la main descend, lourde à terre. l’alternance de ce flux de vie n’a plus de question plus de réponse, plus de quête, ni départ ni arrivée, ni sens ni choix, ni temps, une simple continuée …